Kendall Walton

Kendall Lewis Walton (né en 1939) est un philosophe américain, professeur de philosophie et professeur d’art et design à l’université du Michigan.
Son travail s’occupe principalement de questions théoriques à propos des arts et de problèmes de métaphysique et de philosophie du langage. Son livre “Mimesis as Make Believe: On the Foundations of the Representational Arts” développe une théorie du “make-believe” et l’utilise pour comprendre la nature et la variété des représentations dans les arts. Il a écrit principalement sur la représentation picturale, la fiction et les émotions, le statut ontologique des entités fictionnelles, l’esthétique de la musique, la métaphore et la valeur esthétique.

Walton a fait ses études à l’université de Californie, Berkeley a été diplomé en 1961, et a reçu son Ph.D. à l’université de Cornell en 1967. Il travaille a la faculté du Michigan depuis 1965 et est devenu “Charles L. Stevenson Collegiate Professor” en 1999. Il a été élu comme “Fellow of the American Academy of Arts and Sciences” en 1998 et a reçu un doctorat honorifique de l’université de Nottingham en 2005. Il a été président de la société américaine d’esthétique de 2003 à 2005.

La théorie du “Make-Believe”

La contribution majeure de Walton en philosophie est sa théorie de la représentation, connue comme la théorie du “make-believe”, “pretence theory” et “prop theory” qui est exposée dans son livre “Mimesis as Make -Believe: On the Foundations of the Representational Arts”. Cette théorie est un développement des ébauches d’idées de Ernst Gombrich concernant la relation entre les jouets et l’art présentée dans son fameux essai “Meditations on a Hobby Horse” que Walton a décrit comme ayant été largement ignoré.

D’après la théorie de Walton, l’art représentationnel peut être compris comme des accessoires qui prescrivent un champ imaginaire spécifique, analogue a la façon dont les jouets pour enfants comme les poupées et les ours en peluche fonctionnent comme accessoires dans les jeux d’enfants de “make-believe” bien qu’avec de plus grandes sophistications.

Via certains principes de generation, chacun de ces objets génère des vérités fictionnelles qui constituent collectivement des mondes fictionnels. Walton identifie deux sortes de ces mondes : le monde du jeu de chaque participant et le monde du travail qui peut être pensé comme contenant seulement le contenu en tant que vrai dans n’importe lequel des mondes de jeu bien formés.Les accessoires sont divisés en deux formes : les représentations sensorielles (comme les peintures, les sculptures et certains types de musique) et les représentations verbales (comme les romans et les composantes parlées du théâtre).

Une clé de clarification qu’offre la théorie du “make-believe” est l’idée que le terme “fictionnel” peut être tenu pour signifier “vrai dans le jeu de “make-belive” approprié” ou, de manière équivalente, vrai dans le monde fictionnel de la représentation.
Walton déclare que “Imagining aims at the fictional as belief aims at the true. What is true is to be believed; what is fictional is to be imagined.” (l’imagination vise à la fiction comme la croyance vise la vérité. Ce qui est vrai est à croire, ce qui est fictionnel est ce qui est à être imaginé.)

He develops this concept into an ontology of fictional objects that eliminates any “voodoo metaphysics” [11] by recognising that people sometimes refer to fictional entities as if they were referring to real entities. Walton identifies a pretence construal whereby a person pretends to describe the real world, when actually describing a fictional world.[12]

The genesis of the make-believe theory can be found in Walton’s 1978 paper ‘Fearing Fictions'[13], which addresses the Paradox of Fiction i.e. how can we be moved by things that do not exist in the case of fition?[14] Walton’s solution is to accept that our responses to fiction are genuine emotions, but to deny that they correspond to the conventional feelings that we refer to – rather, it is fictional that they are the conventional emotions. So, for instance, when a person who has watched a horror movie declares that they felt afraid, it is true that they were emotionally moved, but fictional that what they were moved to was fear. Walton refers to these fictional emotions as quasi emotions.[15].

In later papers, Walton has expanded his theory to recognize a distinction between content oriented make-believe, which describes a participant’s relationship to the fictional worlds of novels, films, paintings etc. and prop oriented make-believe, in which the participant’s interest is in the nature of the prop itself, not in the fictional world that attaches to it.[16] Metaphors are a classic example of prop oriented make-believe: the phrase “we are in the same boat” is not intended to elicit imaginings about the fictional boat we are in, but to communicate by drawing our attention to a specific prop (the boat).[17] Stephen Yablo has developed Walton’s concept of prop oriented make-believe in connection with numbers and concluded that our understanding of cardinality is essentially based upon fiction.[18][19]

Les autres théories de l’art

Dans son travail le plus récent, Walton a développé des théories philosophiques additionnelles touchant à l’art. Il a développé les bases pour une théorie de la valeur esthétique dans laquelle le plaisir esthétique est compris comme étant en partie constitué par l’admiration d’un spectateur pour une œuvre d’art et a suggéré que les différents styles de l’art peuvent être compris par comparaison avec les “adjective qualities” que nous attachons aux actions que les artistes réalisent apparemment dans la production d’une œuvre d’art.

En plus de cela, il a développé une théorie de la transparence en photographie qui est résumée ainsi : “Photographs are transparent. We see the world through them.” (Les photographies sont transparentes. Nous voyons le monde à travers). Walton reconnait que cet usage de “voir” peut différer de son usage conventionnel mais le considère parallèle a la manière dont nous parlons de voir à travers un télescope ou un autre outil semblable.
En regardant une photographie nous avons ainsi deux expériences reliées : nous voyons à travers la photographie les circonstances durant lesquelles elle a été prise et nous avons une expérience fictionnelle en utilisant la photographie comme accessoire, c’est-à-dire que si quelqu’un regarde la photo de “Aunt Mabel” grimaçant, il peut dire “Aunt Mabel est grimaçante” – il relève de la fiction que quelqu’un la voie grimaçante, mais en plus de ça, quelqu’un voit à travers la photo une vraie grimace qu’elle a eu sur son visage dans le passé.

PUBLICATIONS

* Mimesis as Make-Believe: On the Foundations of the Representational Arts. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1990.
* Marvelous Images: On Values and the Arts. Oxford & New York: Oxford University Press, 2008.
* In Other Shoes: Music, Metaphor, Empathy, Existence. Oxford & New York: Oxford University Press (forthcoming).

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: