Peter Singer

Peter Albert David Singer dit Peter Singer est un philosophe d’origine australienne né le 6 juillet 1946. Il est titulaire de la chaire d’éthique de l’université de Princeton, ainsi qu’à Melbourne, en Australie.

Il a travaillé à deux reprises pour l’université de Monash, où il a fondé son centre de bioéthique humaine. En 1996, il se présenta sans succès en tant que candidat Vert pour le sénat australien. En 2004, il fut reconnu comme l’humaniste australien de l’année par le Conseil des sociétés humanistes australiennes. En dehors des cercles académiques, Singer est surtout connu pour son livre La Libération animale, considéré comme le livre fondateur des mouvements modernes de droits des animaux. Ses positions sur des questions de bioéthique ont également suscité la controverse, notamment aux États-Unis et en Allemagne.

Les parents de Singer étaient des Juifs viennois, qui échappèrent à l’annexion de l’Autriche et prirent la fuite en Australie en 1938. Ses grands-parents paternels furent déportés à Łódź sans aucune nouvelle d’eux. Son grand-père maternel mourut dans le camp de concentration de Theresienstadt. Le père de Singer importait du thé et du café, tandis que sa mère exerçait la médecine.

Il fréquenta le Scotch College de Melbourne. Après avoir quitté l’école, il fit des études de droit, d’histoire et de philosophie à l’université de Melbourne et obtint son diplôme en 1967. Il reçut un MA pour sa thèse intitulée « Why should I be moral? » (« Pourquoi devrais-je être moral ? ») en 1969. Il fut récompensé par une offre pour entrer à l’université d’Oxford, qu’il accepta, obtenant un Bachelor of Philosophy en 1971 avec une thèse sur la désobéissance civile, supervisée par R.M. Hare, et publiée par la suite sous la forme d’un livre en 1973 : Democracy and Disobedience.

La libération animale

Son livre La Libération animale (Animal Liberation) (1975, 2e édition en 1990 ; traduction française, Grasset, 1993) a influencé les mouvements modernes de protection des animaux. Dans son ouvrage, il argumente contre le spécisme : la discrimination entre les êtres sur la seule base de leur appartenance d’espèce, presque toujours en pratique en faveur des membres de l’espèce humaine et en défaveur des animaux non humains. L’idée est que tous les êtres capables de souffrir ou d’éprouver du plaisir (êtres sensibles) doivent être considérés comme moralement égaux, en ce sens que leurs intérêts doivent être pris en compte de manière égale. Il conclut en particulier que le fait d’utiliser des animaux pour se nourrir est injustifié car cela entraîne une souffrance disproportionnée par rapport aux bienfaits que les humains tirent de cette consommation ; et qu’il est donc moralement obligatoire de s’abstenir de manger la chair des animaux (végétarisme), voire tous les produits de leur exploitation (végétalisme).

PUBLICATIONS EN FRANCAIS

* La libération animale, Paris, Grasset, 1993 (ISBN 978-2246454311)
* Questions d’éthique pratique, Paris, Bayard, 1997 (ISBN 978-2227137196)
* Une gauche darwinienne, Paris, Cassini, 2002 (ISBN 978-2842250614)
* Comment vivre avec les animaux ?, Paris, Empêcheurs de penser en rond, 2004 (ISBN 978-2846710893)
* Sauver une vie. Agir maintenant pour éradiquer la pauvreté, Michel Lafon, Paris, 2009 (ISBN 978-2749910048)

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