Alan Sokal

Alan David Sokal, né en 1955, est professeur de physique et membre du corps professoral du département de mathématiques de l’Université de New York. En janvier 2006, il a été nommé à la chaire de mécanique statistique et combinatoire de l’University College de Londres.

Sous la direction d’Arthur Wightman, il a obtenu son Ph.D. à l’Université de Princeton en 1981. En physique, les intérêts de recherche de Sokal incluent la mécanique statistique, la théorie quantique des champs, les mathématiques et l’informatique appliquée à la physique.

Politiquement de gauche, Sokal a enseigné les mathématiques à l’Université nationale du Nicaragua à l’époque du gouvernement sandiniste.

AFFAIRE SOKAL

Il est surtout connu du grand public pour une controverse polémique qu’il a fait naître en 1996. Curieux de voir si la revue d’études culturelles (cultural studies) postmoderne Social Text publierait n’importe quel article qui « flatterait les préconceptions idéologiques des rédacteurs », Sokal a soumis à la publication un grandiloquent, mais absurde, article intitulé « Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformatrice de la gravitation quantique » [1].

En effet, le premier objectif de cet article était de montrer qu’il était possible de publier dans certains domaines des sciences sociales, et en particulier ceux qui touchent aux idées et au vocabulaire du post-modernisme, à peu près n’importe quel document vide de tout sens mais utilisant un vocabulaire scientifique détourné. La revue en question a effectivement publié l’article, et c’est à ce moment que Sokal a révélé son canular dans la revue Lingua Franca[2], citant, entre autres, Noam Chomsky pour affirmer que la gauche et la science sociale seraient mieux servies par de solides fondements intellectuels s’appuyant sur la raison. Il a répondu aux gauchistes et aux postmodernistes critiquant sa tromperie, en expliquant que sa motivation avait été de « défendre la gauche de son courant en vogue ».

L’autre objectif était de montrer que les pires absurdités peuvent être défendues en s’appuyant sur les penseurs postmodernes.

Cette affaire, conjointement avec le livre de Paul R. Gross et Norman Levitt : Higher Superstition: The Academic Left and Its Quarrels With Science, peuvent être considérés comme appartenant à ce que Social Text a appelé une « guerre des sciences ». Le livre accuse les universitaires en général et les spécialistes de sciences humaines en particulier d’utiliser avec inexactitude des termes scientifiques et mathématiques et les partisans du programme fort de nier la valeur de la vérité scientifique.

PUBLICATIONS

* Avec Jean Bricmont, Impostures intellectuelles, Odile Jacob, 1997, ISBN 2253942766
* Avec Jean Bricmont et B. Hochstedt, Pseudosciences et postmodernisme, 2005, ISBN 2-7381-1615-9

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