Arthur Danto

Arthur Coleman Danto, né en 1924, est un philosophe et critique d’art américain.

Bien qu’il ait écrit sur de nombreux sujets (philosophie de l’action, philosophie de l’histoire et philosophie de la connaissance), il est principalement connu pour ses travaux en esthétique. Avec Nelson Goodman, il est l’un des plus célèbres représentants de l’esthétique analytique américaine, bien qu’il s’en distance clairement en puisant dans l’oeuvre philosophique dite « continentale » (Hegel, Nietszche, Sartre, etc.). En réalité, Arthur Danto s’écarte petit à petit des penseurs de référence de sa scolarité universitaire américaine (où l’école analytique est majoritaire). En dehors de sa théorie des « indiscernables », sa vision de l’évolution de l’art est profondément inspirée de l’historicisme édicté par Hegel.

Il enseigne en tant que professeur émérite de philosophie à l’université Columbia (New York) depuis 1951. Il est également critique d’art pour le magazine The Nation.

Arthur Danto est né à Ann Arbor (Michigan) en 1924, et a grandi à Détroit. Après deux années dans l’armée, il étudia l’art et l’histoire à la Wayne University et poursuivit avec un cursus de philosophie à l’Université Columbia de New York. De 1949 à 1950, il étudia à Paris sous la direction du philosophe Maurice Merleau-Ponty, et rentra en 1951 pour enseigner à Columbia.

Arthur Danto a obtenu de nombreuses récompenses, dont notamment deux Guggenheim Fellowship, un prix Fulbright et un prix du American Council of Learned Societies. Il a été président de l’Association philosophique américaine et de la Société américaine d’esthétique.

Arthur Danto est l’auteur de nombreux articles et ouvrages de critique d’art, mais également de livres et articles de philosophie. Il est également un contributeur régulier de Naked Punch Review et du magazine d’art contemporain Artforum.

Le monde de l’art (The Artworld) désigne d’abord l’article rédigé par Danto paru en 1964 dans The Journal of Philosophy[1].

Ce serait une méprise sur l’usage de l’expression « monde de l’art » par Danto dans l’article du même nom publié en 1964 qui aurait amené le philosophe George Dickie à élaborer sa « théorie institutionnelle de l’art ». Danto se dissocie par la suite de l’interprétation faite par Dickie et précise sa pensée dans La transfiguration du banal, où il donne à la notion un rôle central.

Oeuvre

critique d’art

* Encounters and Reflections: Art in the Historical Present, Farrar, Straus & Giroux, 1990
* ‘Beyond the Brillo Box: The Visual Arts in Post-Historical Perspective, Farrar, Straus & Giroux, 1992
* Playing With the Edge: The Photographic Achievement of Robert Mapplethorpe, University of California, 1995
* The Madonna of the Future: Essays in a Pluralistic Art World, Farrar, Straus & Giroux, 2000
* Unnatural Wonders: Essays from the Gap Between Art and Life

Philosophie

* Nietzsche as Philosopher
* Mysticism and Morality
* The Transfiguration of the Commonplace
* Narration and Knowledge
* Connections to the World: The Basic Concepts of Philosophy

en français

* Le monde de l’art, 1964
* La transfiguration du banal, 1981
* La fin de l’art, 1984
* L’assujettissement philosophique de l’art, 1993
* Après la fin de l’art, 1996
* L’art contemporain et la mort de l’histoire, 2000
* La madone du futur, 2003

études

* Rollins, M. (ed.), Danto and His Critics, 1993

* Thériault, M. Arthur Danto ou l’art en boîte, 2010

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: