William James

William James (11 janvier 1842 à New York – 26 août 1910 à Chocorua dans le New Hampshire) est un psychologue et philosophe américain, fils d’Henry James Sr., le disciple de Swedenborg, et frère aîné d’Henry James, romancier célèbre.

W. James est souvent présenté comme le fondateur de la psychologie en Amérique. La première conférence de psychologie à laquelle j’ai assisté, c’est moi qui l’ai donnée, disait-il. Docteur en médecine, il s’efforce tout d’abord de constituer une psychologie scientifique (Principes de psychologie, 1890), puis défend les principes du pragmatisme, dont il est un des meilleurs représentants, avec Charles Sanders Peirce.

L’essentiel de la carrière universitaire de William James se déroule à Harvard où il est d’abord instructor (1872) puis professeur adjoint de physiologie (1876). En 1880, il devient professeur associé, puis très rapidement, en 1885, professeur de philosophie. En 1890, son titre officiel est « professeur de psychologie » avant de redevenir « professeur de philosophie » en 1897.

William James affirme que la vérité est relative aux procédures de vérification expérimentale, à la communauté d’une époque, à un contexte théorique, etc.

La vérité, pour lui, n’est donc pas la propriété inhérente d’un énoncé ; elle n’est qu’un évènement, c’est-à-dire une affirmation momentanément et partiellement juste et fiable.

Le pragmatisme de William James se résume par sa célèbre formule : « Le vrai consiste simplement dans ce qui est avantageux pour la pensée. »

William James & Carl Lange élaborent en 1884 la théorie des émotions : théorie James-Lange. Pour eux, l’émotion traduit une réponse aux modifications physiologiques. « Nous nous sentons tristes parce que nous pleurons, en colère parce que nous frappons quelqu’un et effrayés parce que nous tremblons. »

En plus de ses travaux de pionnier en psychologie (cf. les 1400 pages des “Principles of Psychology” de 1890) et en philosophie, William James est célèbre pour ses travaux au sein des sciences psychiques, ou parapsychologie. Ses longues études de Mrs Piper sont réunies dans ses “Etudes et réflexions d’un psychiste”. Membre de la Society for Psychical Research britannique, il fonde ensuite l’American Society for Psychical Research et élabore des échanges soutenus avec ses collègues européens : Bergson, Henri Flournoy, Myers, etc. On lui doit également les premiers travaux sur la mémoire: intégrant un double système de mémorisation en fonction de la durée de rétention de l’information.

source wikipedia

Publications

* Principes de psychologie (The Principles of Psychology), 2 vol., 1890.
* Précis de psychologie (Psychology. Briefer Course), 1892.
* La Volonté de croire (The Will to Believe, and Other Essays in Popular Philosophy), 1897.
* Aux Étudiants, Aux Enseignants (Talks to Teachers on Psychology: and to Students on Some of Life’s Ideals), 1899.
* Les formes multiples de l’expérience religieuse (The Varieties of Religious Experience: A Study in Human Nature), 1902.
* Le Pragmatisme (Pragmatism: A New Name for Some Old Ways of Thinking), 1907.
* Un univers pluraliste (A Pluralistic Universe), 1909.
* La Signification de la Vérité – Une Suite au Pragmatisme (The Meaning of Truth: A Sequel to “Pragmatism”), 1909.
* Introduction à la Philosophie (Some Problems of Philosophy: A Beginning of an Introduction to Philosophy), 1911.
* Memories and Studies, 1911.
* Essais d’empirisme radical (Essays in Radical Empiricism), 1912.

Sur William James

* Henri Delacroix, Les Variétés de l’expérience religieuse par William James, dans la Revue de métaphysique et de morale, 11.5 (septembre 1903): 642-669.
* Théodore Flournoy, La Philosophie de William James, St-Blaise, 1911.
* David Lapoujade, William James : Empirisme et pragmatisme, Paris, PUF, 1997 ; réed. Les Empêcheurs de penser en rond, 2007.
* David Lapoujade, Fictions du pragmatisme. William et Henry James, Paris, Éditions de Minuit, 2008.
* Thibaud Trochu, “Pierre Janet et William James : influences croisées”, in Janetian Studies n° spé. 02, Paris, 2007.
* Jean Wahl, Les philosophies pluralistes d’Angleterre et d’Amérique, Paris, Les Empêcheurs de penser en rond/Le Seuil, 2005, [1920], 403 p. (rééd. de la thèse de doctorat de l’auteur comportant un chapitre sur William James).
* Vers le concret, Vrin, 1932 ; rééd. avec un avant propos de Mathias Girel, Vrin, 2004.
* Stéphane Madelrieux, William James : L’attitude empiriste, PUF, 2008.
* Ramon Rubio, William James – Philosophie, Psychologie, Religion, L’Harmattan, 2008.
* Michel Meulders, William James. Penseur libre, Éditions Hermann, 2010.

Lire en ligne sur Google Books

Philosophie, psychologie, religion

Abrégé de psychologie

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