Edgar Morin

Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, né à Paris le 8 juillet 1921 (1921-07-08) (89 ans) est un sociologue et philosophe français.

Il définit sa façon de penser comme « co-constructiviste » en précisant : « c’est-à-dire que je parle de la collaboration du monde extérieur et de notre esprit pour construire la réalité ».

D’origine juive séfarade, descendant d’un père commerçant juif de Salonique mais se déclarant athée (il se décrit lui-même comme d’identité néo-marrane), et fils unique, sa mère décède alors qu’il a dix ans. En 1938, il rejoint les rangs du Parti frontiste, petite formation de la gauche pacifiste et antifasciste. Il obtient une licence en histoire et géographie et une licence en droit (1942), et entre alors dans la Résistance de 1942 à 1944, comme lieutenant des Forces françaises combattantes. Il y joue un rôle actif et rencontre notamment François Mitterrand. Il adopte alors le pseudonyme de Morin, qu’il garde par la suite. Attaché à l’état-major de la 1re Armée française en Allemagne (1945), puis chef du bureau « Propagande » au Gouvernement militaire français (1946). À la Libération, il écrit L’An zéro de l’Allemagne où il décrit la situation du peuple allemand de cette époque. Ce livre a été apprécié en particulier par Maurice Thorez qui l’invite à écrire dans la revue Les Lettres françaises. À partir de 1949, il s’éloigne du Parti communiste français, dont il est exclu peu après, en tant que résistant antistalinien. En 1955, il anime un comité contre la guerre d’Algérie. Il défend, en particulier, Messali Hadj, puis intègre l’Union de la gauche socialiste (UGS), qui participa en 1960 à la création du Parti socialiste unifié (PSU).

Sur les conseils de Georges Friedmann, qu’il a rencontré pendant l’Occupation, et avec l’appui de Maurice Merleau-Ponty, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre George, il entre au CNRS (1950), il y conduit en 1965 notamment une étude pluridisciplinaire sur une commune en Bretagne, publiée sous le nom de La Métamorphose de Plozevet (1967). Il y séjourne près d’un an. Ce fut un des premiers essais d’ethnologie dans la société française contemporaine.

Il s’intéresse très vite aux pratiques culturelles qui sont encore émergentes et mal considérées par les intellectuels : L’Esprit du temps (1960), La Rumeur d’Orléans (1969). Il cofonde la revue Arguments en 1956. Il fonde (codirecteur de 1973 à 1989) et dirige le CECMAS (Centre d’études des communications de masse), qui publie des recherches sur la télévision, la chanson dans la revue Communications qu’il dirige et qui paraît encore aujourd’hui.

Durant les années 1960, il part près de deux ans en Amérique latine où il enseigne à la Faculté latino-américaine des sciences sociales. En 1969, il est invité à l’Institut Salk de San Diego. Il y rencontre Jacques Monod, l’auteur du Hasard et la Nécessité et y conçoit les fondements de la pensée complexe et de ce qui deviendra sa Méthode.

Aujourd’hui directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, et jusqu’en Chine, Corée, Japon. Il a créé et préside l’Association pour la pensée complexe, l’APC.

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Il soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI.

Morin a écrit plusieurs ouvrages revenant sur son passé, dont Autocritique en 1959, Vidal et les siens sur son père en 1989 et Itinérance publié en 2006.

Il a apporté son soutien à la candidature de Christian Garino[réf. nécessaire], candidat à l’investiture du mouvement Esperanto-Liberté pour l’élection présidentielle française de 2007.

Il a également participé, durant l’entre-deux tours des élections, à un débat sur le thème de la non-violence au Comité 748 – Désirs d’avenir sur Second Life.

Il considère le monothéisme comme un « fléau de l’humanité »[2] et apprécie le bouddhisme, entre autres, car c’est une religion sans Dieu.

La Méthode est son œuvre majeure. Comprenant six volumes au total, on pourrait la qualifier d’encyclopédique : la méthode y est déroulée de façon cyclique, pour ne pas dire répétitive, s’appliquant à de nombreuses notions dont certaines sont reprises ci-après. Il convient de noter que les quatre premiers volumes n’ont pas été écrits à la suite les uns des autres. Par suite, il n’est pas utile de s’attacher à les lire dans l’ordre.

Le premier tome, intitulé La nature de la nature, présente la méthode en adoptant un point de vue physique où sont traités les concepts d’ordre et de désordre, de système, d’information, etc.

Le second, intitulé La vie de la vie, aborde le vivant, la biologie.

Le troisième et le quatrième volume pourraient être regroupés en un seul puisqu’ils abordent le thème de la connaissance.

Le troisième est intitulé La connaissance de la connaissance et aborde la connaissance du point de vue anthropologique.

Le quatrième tome de La Méthode, Les idées, d’après les mots d’Edgar Morin, « pourrait aussi en être le premier ». En effet, « il constitue l’introduction la plus aisée à « la connaissance de la connaissance » et de façon inséparable au problème et à la nécessité d’une pensée complexe ». Il complète l’œuvre épistémologique du troisième tome en abordant la connaissance du point de vue collectif ou sociétal (« l’organisation des idées »), puis au niveau de la « vie des idées », qu’il appelle la noologie. Il traite en particulier dans un dernier chapitre des notions philosophiques de langage, de logique et de paradigme, auxquelles il applique sa méthode.

Dans une note de lecture[4], Jean-Louis Le Moigne souligne l’importance du dernier chapitre de ce tome 4 qu’E. Morin consacre à « la Paradigmatologie » : « encore un néologisme nouveau dira-t-on ? Sans doute, mais il me semble si fécond pour nous permettre d’entendre la richesse de l’univers pensable sans commencer par l’appauvrir en la simplifiant ». Jean-Louis Le Moigne cite pour conclure Edgar Morin : « Nous en sommes au préliminaire dans la constitution d’un paradigme de complexité lui-même nécessaire à la constitution d’une paradigmatologie. Il s’agit non de la tâche individuelle d’un penseur mais de l’œuvre historique d’une convergence de pensées. »

Selon les mots de Morin, la paradigmatologie est « le niveau qui contrôle tous les discours qui se font sous son emprise et qui oblige les discours à obéir »[5].

Le cinquième volume L’humanité de l’humanité, L’Identité humaine est consacré à la question de l’identité.

La Méthode se termine par un sixième tome intitulé L’Éthique qui se consacre à cette notion philosophique et prône une éthique de la compréhension.

Avec Terre-Patrie, écrit en 1993, (avec Anne-Brigitte Kern), Edgar Morin en appelle à une « prise de conscience de la communauté du destin terrestre », véritable conscience planétaire.

« C’est en Californie, en 1969-1970, que des amis scientifiques de l’université de Berkeley m’ont éveillé la conscience écologique » rapporte-t-il, avant de s’alarmer : « Trois décennies plus tard, après l’assèchement de la mer d’Aral, la pollution du lac Baïkal, les pluies acides, la catastrophe de Tchernobyl, la contamination des nappes phréatiques, le trou d’ozone dans l’Antarctique, l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, l’urgence est plus grande que jamais ».

En 2007, il est l’auteur de L’An I de l’ère écologique : la Terre dépend de l’homme qui dépend de la Terre. Le livre comporte un dialogue avec Nicolas Hulot.

Cette conscience doit s’accompagner pour Edgar Morin[6] d’une nouvelle « politique de civilisation », pour sortir de cet « âge de fer planétaire… préhistoire de l’esprit humain ».

La politique de civilisation (concept emprunté à Leopold Sedar Senghor [réf. nécessaire]), explique Edgar Morin, « vise à remettre l’homme au centre de la politique, en tant que fin et moyen, et à promouvoir le bien-vivre au lieu du bien-être »[7]. Cette notion de politique de civilisation s’inspire notamment des travaux de l’économiste Henri Bartoli, qui appelle à replacer l’homme au centre de l’économie (l’économie doit être au service de la vie et non l’inverse)[8]. Plus concrètement partant du constat que la civilisation moderne génère souvent mal être profond et individualisme, il propose de s’attacher « à régénérer les cités, à réanimer les solidarités, à susciter ou ressusciter des convivialités, à régénérer l’éducation »[9].

L’expression « politique de civilisation » a été reprise par le président de la République française Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux du 31 décembre 2007[10]. Edgar Morin s’est montré très nuancé quant à cette utilisation du concept : « Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l’a pas montré jusqu’à présent et n’en donne aucun signe. »[11], « J’ai deux désaccords très importants avec Sarkozy : sur la politique extérieure, où je vois un alignement sur Bush ; et sur l’intérieur et la politique inhumaine envers les immigrés. Pour le reste, il y a une marge d’incertitude et il peut évoluer.[…] Le chef de l’État est un personnage plastique, en mouvement. Il n’a pas encore pris conscience du caractère radical d’une politique de civilisation. » [12].

La réflexion d’Edgar Morin[13] plonge au cœur des mouvements de l’histoire, faite de sauts et de soubresauts, loin de l’idée de progrès linéaire, comme il l’explique à un journaliste de Sciences humaines au cours d’une conférence de décembre 2008[14] : ‘’« la réflexion sur le monde d’aujourd’hui ne peut s’émanciper d’une réflexion sur l’histoire universelle. Les périodes calmes et de prospérité ne sont que des parenthèses de l’histoire. Tous les grands empires et civilisations se sont crus immortels – les empires mésopotamien, égyptien, romain, perse, ottoman, maya, aztèque, inca… Et tous ont disparu et ont été engloutis. Voilà ce qu’est l’histoire : des émergences et des effondrements, des périodes calmes et des cataclysmes, des bifurcations, des tourbillons des émergences inattendues. » Et parfois, ajoutera-il à la fin de sa conférence, « au sein même des périodes noires des graines d’espoir surgissent. Apprendre à penser cela, voilà l’esprit de la complexité. »’’

Pour Morin, il n’y a « pas de connaissance sans connaissance de la connaissance » (La Méthode, tome 3).

Connaître c’est computer (La Méthode, tome 3), Edgar Morin propose une connaissance de type computique – une computation étant, écrit Morin, une opération sur/via signes/symboles/formes dont l’ensemble constitue traduction/construction/solution – qui prend la forme d’un « complexe organisateur/producteur de caractère cognitif comportant une instance informationnelle, une instance symbolique, une instance mémorielle et une instance logicielle » (René Barbier[17]).

Toute connaissance (et conscience) qui ne peut concevoir l’individualité, la subjectivité, qui ne peut inclure l’observateur dans son observation, est infirme pour penser tous problèmes, surtout les problèmes éthiques. Elle peut être efficace pour la domination des objets matériels, le contrôle des énergies et les manipulations sur le vivant. Mais elle est devenue myope pour appréhender les réalités humaines et elle devient une menace pour l’avenir humain.[18]

Pour répondre aux critiques en relativisme ou nihilisme, il avance : Le fond du nihilisme contemporain, je le surmonte en disant que s’il n’existe pas de fondement de certitude à partir duquel on puisse développer une connaissance vraie, alors on peut développer une connaissance comme une symphonie. On ne peut pas parler de la connaissance comme d’une architecture avec une pierre de base sur laquelle on construirait une connaissance vraie, mais on peut lancer des thèmes qui vont s’entre-nouer d’eux-mêmes[19].

S’il n’y a pas de fondement à la connaissance, Morin identifie, à la suite de Humberto Maturana, une source originelle dans le computo de l’être cellulaire, qui est lui-même « indissociable de la qualité d’être vivant et d’individu-sujet » (René Barbier, idem).

il est donc sensé de penser que c’est le langage qui a créé l’homme, et non l’homme le langage, mais à condition d’ajouter que l’hominien a créé le langage[20].

Le langage est en nous et nous sommes dans le langage. Nous faisons le langage qui nous fait. Nous sommes, dans et par le langage, ouverts par les mots, enfermés dans les mots, ouverts sur autrui (communication), fermés sur autrui (mensonge, erreur), ouverts sur les idées, enfermés dans les idées, ouverts sur le monde, fermés au monde.[21

A contrario du positivisme logique et du Cercle de Vienne, pour Edgar Morin (la Méthode, tome 4) il faut abandonner tout espoir de fonder la raison sur la seule logique et il faut reconnaître ce qu’il appelle un principe d’incertitude logique.

En effet, explique Edgar Morin, pour commencer la logique rencontre la contradiction au niveau le plus basique comme l’illustre le paradoxe du Crétois, mis en évidence dès l’antiquité par le crétois Épiménide, qui déclare que tous les crétois sont des menteurs. Ensuite, le théorème d’incomplétude de Gödel montre que la logique ne peut « trouver en elle-même un fondement absolument certain », tandis que la physique quantique – avec la reconnaissance paradoxale du comportement à la fois ondulatoire et corpusculaire de toute particule (dualité onde-corpuscule) – conduit à penser que « certains aspects de la réalité micro-physique n’obéissent pas à la logique déductive-identitaire ».

Ainsi il souligne que la pensée perdrait la « créativité, l’invention et la complexité » si la logique pouvait l’asservir.

Mais il ne propose pas pour autant de bannir la logique, il adopte une position nuancée :

L’usage de la logique est nécessaire à l’intelligibilité, le dépassement de la logique est nécessaire à l’intelligence. La référence à la logique est nécessaire à la vérification. Le dépassement de la logique est nécessaire à la vérité[22].

Et si la logique ne peut fonder la raison c’est que la vraie rationalité reconnait ses limites et est capable de les traiter (méta-point de vue), donc de les dépasser d’une certaine manière tout en reconnaissant un au-delà irrationalisable.

Edgar Morin apporte deux idées fondamentales pour compléter la théorie de l’information de Shannon :

* La notion d’information ne peut être dissociée du support physique portant cette information : l’information a une réalité physique.

* Le sens de l’information est indépendant de la théorie de l’information, et est porté par la sphère anthropo-sociale.

Selon ses propres mots (la Méthode 1) :

« L’information doit toujours être portée, échangée, et payée physiquement.(…) L’information s’enracine dans la physis, mais sans qu’on puisse la réduire aux maîtres-concepts de la physique classique, masse et énergie. (…) Les traits les plus remarquables et les plus étranges de l’information ne peuvent se comprendre physiquement qu’en passant par l’idée de l’organisation. » (ib p.307)

Par exemple, « Le sens [d’une information] fonctionne en dehors de la théorie [de l’information de Shannon] » (La Méthode 1, 3.2.I). En fait, « La théorie de l’information [de Shannon] occulte le méta-système anthropo-social qu’elle suppose et dans lequel elle prend son sens. » (ib.)

Mais surtout, « Pour concevoir l’information dans sa plénitude physique, il ne faut pas seulement considérer ses interactions avec énergie et entropie ; il ne faut pas seulement considérer ensemble néguentropie et information, il faut aussi considérer ensemble information, néguentropie, et organisation, en englobant l’information dans la néguentropie et la néguentropie dans l’information. » (ib p. 307)

« La réalité physique de l’information n’est pas isolable concrètement. Je veux dire qu’il n’y a pas, à notre connaissance et sur notre planète, d’information extra-biologique. L’information est toujours liée aux êtres organisés néguentropiquement que sont les vivants et les êtres métabiotiques qui se nourrissent de vie (sociétés, idées). De plus, le concept d’information a un caractère anthropomorphe qui me semble non éliminable. » (ib p 316)

Et enfin « La notion d’information est nécessairement associée à la notion de redondance et de bruit » (La Méthode 1, 3.2.I).

Le 4 juin 2002, Edgar Morin publie dans le journal Le Monde, avec Sami Naïr et Danièle Sallenave, une retentissante tribune libre intitulée « Israël-Palestine : le cancer »[23]. Cet article y développe l’idée que « ce cancer israélo-palestinien s’est formé d’une part en se nourrissant de l’angoisse historique d’un peuple persécuté dans le passé et de son insécurité géographique, d’autre part du malheur d’un peuple persécuté dans son présent et privé de droit politique ».

Il critique « l’unilatéralisme » que porte la vision israélienne des choses. Pour lui, « c’est la conscience d’avoir été victime qui permet à Israël de devenir oppresseur du peuple palestinien. Le terme Shoah qui singularise le destin victimaire juif et banalise tous les autres (ceux du Goulag, des Tsiganes, des Noirs esclavagisés, des Indiens d’Amériques) devient la légitimation d’un colonialisme, d’un apartheid et d’une ghettoïsation pour les Palestiniens. »

Il ajoutera que « les juifs d’Israël, descendants des victimes d’un apartheid nommé ghetto, ghettoïsent les Palestiniens. Les juifs qui furent humiliés, méprisés, persécutés, humilient, méprisent et persécutent les Palestiniens. Les juifs qui furent victimes d’un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens. Les juifs victimes de l’inhumanité montrent une terrible inhumanité ».

Cet article valut à Edgar Morin et à ses co-auteurs un procès pour « diffamation raciale et apologie des actes de terrorisme » intenté par les associations France-Israël et Avocats sans frontières. Ces associations obtinrent la condamnation du philosophe par la Cour d’Appel de Versailles, mais ce jugement fut cassé par un arrêt définitif de la Cour de Cassation[24] qui a reconnu que la tribune incriminée relevait de la liberté d’expression de ses auteurs.

source wikipedia

Publications

* 1946, L’An zéro de l’Allemagne, Paris
* 1948, Une cornerie, Édition Nagel, Paris, 223 p.
* 1951, L’Homme et la mort, Le Seuil
* 1956, Le Cinéma ou l’homme imaginaire, Éditions de minuit
* 1957, Les Stars, Le Seuil, coll. Le temps qui court ; 3e édition, remaniée et augmentée, coll. Points, 1972
* 1959, Autocritique, Le Seuil
* 1962, L’Esprit du temps, Éditions Grasset Fasquelle
* 1967, Commune en France. La métamorphose de Plodémet, Fayard, Paris, 1967, 287 p. (cf. Plozévet)
* 1969, La Rumeur d’Orléans
* 1969, Introduction à une politique de l’homme, Le Seuil
* 1970, Journal de Californie
* 1973, Le Paradigme perdu : la nature humaine
* La Méthode (6 volumes), coffret des 6 volumes en 2 tomes, collection Seuil Opus, 2008
o 1977, La Nature de la nature (t. 1), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 1981
o 1980, La Vie de la vie (t. 2), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 1985
o 1986, La Connaissance de la connaissance (t. 3), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 1992
o 1991, Les Idées (t. 4), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 1995
o 2001, L’Humanité de l’humanité – L’identité humaine (t. 5), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 2003
o 2004, Éthique (t. 6), Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points, 2006
* Autocritique Le Seuil – (sa prise de distances avec le Parti communiste)
* 1981, Pour sortir du XXe siècle, Nathan. Nouvelle édition, Seuil, coll.
* 1982, Science avec conscience, Fayard, Nouvelle édition remaniée, coll. Points, 1990
* 1983, De la nature de l’URSS, Fayard, 272 p.
* 1984, Le Rose et le noir, Galilée, 127 p.
* 1987, Penser l’Europe, Gallimard, Folio Actuel 1990 (260 p).
* 1988, Mais, Édition Neo/Soco Invest, avec Marek Halter. 145 p.
* 1989, Vidal et les siens
* 1990, Introduction à la pensée complexe, Le Seuil
* 1993, Terre-patrie (avec la collaboration d’A.B. Kern), Le Seuil, Nouvelle édition coll. Points, 1996
* 1994, Mes démons, Stock, coll. Au vif
* 1994, La Complexité humaine, Textes choisis, Champs Flammarion, coll. l’Essentiel
* 1995, Les Fratricides – Yougoslavie-Bosnie 1991-1995, Édition Arléa. 123 P
* 1995, Une année sisyphe Seuil, 500 p.
* 1997, Comprendre la complexité dans les organisations de soins, (avec Jean-Louis Le Moigne), ASPEPS Éd.
* 1997, Une Politique de civilisation (en collaboration avec Sami Naïr), éd. Arléa, Paris, 250 p.
* 1997, Amour Poésie Sagesse Seuil, 81 p.
* 1999, L’Intelligence de la complexité, (avec Jean-Louis Le Moigne), Éd. l’Harmattan
* 1999, Relier les connaissances, Le Seuil
* 1999, La Tête bien faite, Le Seuil
* 2000, Les Sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Le Seuil
* 2000, Dialogue sur la nature humaine, Edition France Culture/l’Aube intervention, avec Boris Cyrulnik. 70 p.
* 2001, Journal de Plozévet, Bretagne, 1965 (Préparé et préfacé par Bernard Paillard), La Tour d’Aigues, L’Aube
* 2002, Dialogue sur la connaissance. Entretiens avec des lycéens (entretiens conçus et animés par Alfredo Pena-Vega et Bernard Paillard), La Tour d’Aigues, L’Aube, 70 p.
* 2002, Pour une politique de civilisation, Paris, Arléa, 78 p.
* 2003, La Violence du monde (avec Jean Baudrillard), Édition du Félin, 92 p.
* 2003, Éduquer pour l’ère planétaire, la pensée complexe comme méthode d’apprentissage dans l’erreur et l’incertitude humaine (avec Raul Motta, Émilio-Roger Ciurana), Balland, 158 p.
* 2003, Université, quel avenir ? (avec Alfredo Pena-Vega), 120 p., Éditions Charles Léopold Mayer, (ISBN 2-84377-074-2);
* 2003, Les Enfants du ciel : entre vide, lumière, matière (avec Michel Cassé), Odile Jacob, 142 p.
* 2004, Pour Entrer dans le XXIe siècle, réédition de Pour sortir du XXe siècle publié en 1981, Le Seuil, 400 p.
* 2006, Itinérance, Arléa, transcription d’un entretien avec Marie-Chritine Navarro en 1999 sur France-Culture, retraçant sa carrière.
* 2006, Le Monde moderne et la question juive, Le Seuil. (ISBN 2-02090-745-3)
* 2007, L’an I de l’ère écologique (avec la collaboration de Nicolas Hulot), Tallandier, 127 p. (ISBN 2-84734-441-1)
* 2007, Vers l’abîme, L’Herne, 181 p. (ISBN 978-2-85197-692-5); 2010 – Kindle edition. (ASIN B004EPYW6U)
* 2007, Où va le monde?, L’Herne, 108 p. (ISBN 978-2-85197-669-7)
* 2008, Mon chemin. Entretiens avec Djénane Kareh Tager , Fayard, 368 p. (ISBN 9782213636832)
* 2008, Mai 68, La Brèche, avec Claude Lefort et Cornelius Castoriadis, Fayard, 306 p. (ISBN 9782213636986)
* 2008, Vive la politique ?, avec Claude Lefort, Forum Libération de Grenoble sur CD audio, Frémeaux & Associés
* 2009, Crises, CNRS, Débats (5 novembre 2009)
* 2009, La Pensée tourbillonnaire – Introduction à la pensée d’Edgar Morin, Éditions Germina, Entretiens
* 2009, Edwige, l’inséparable, Fayard, 320 p. (ISBN 9782213644080)
* 2010, Pour et contre Marx, Temps Présent, 128 p.
* 2010, Ma gauche, Bourin Editeur, 272 p.
* 2010, Comment vivre en temps de crise? (avec Patrick Viveret), Bayard Centurion, coll. “Le temps d’une question”, 91 p.
* 2010, Regards sur le sport, collectif, dirigé par Benjamin Pichery et François L’Yvonnet, Le Pommier/INSEP 2010, 256 p. (ISBN 9782746504844)
* 2011, La Voie : pour l’avenir de l’humanité, Éditions Fayard, 320 p. (ISBN 9782213655604)

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