Richard Rorty

Richard McKay Rorty (né le 4 octobre 1931 à New York et mort le 8 juin 2007), est un philosophe américain. Il eut une longue carrière dans des départements d’étude variés : Humanités, Philosophie, et Littérature. Son expérience intellectuelle complexe lui a donné une compréhension nuancée de la tradition analytique qu’il rejeta plus tard.

Considéré comme l’un des représentants majeurs de la pensée pragmatique contemporaine, Rorty a développé sa pensée aussi bien en philosophie politique qu’en épistémologie. Se réclamant aussi bien de l’héritage de William James, de John Dewey que de Nietzsche, Heidegger, Foucault ou encore Quine et Davidson, il prétendait dépasser le clivage classique entre philosophes analytiques et continentaux en assumant l’héritage des deux traditions.

Rorty était “libéral” (très à gauche au sens américain du terme) en politique et défenseur de la démocratie, mais refusait la justification, métaphysique selon lui, que les Lumières donnaient de ces principes.

Rorty soutenait que le mot « vrai » n’est pas significatif. Parce que seulement les phrases ont les états vrai ou faux, et parce que les gens font les phrases, il déduit que les gens font la vérité. Alors, la vérité n’est pas “dans le monde”, pour ainsi dire. La vérité est créée par les gens qui créent les phrases. Par exemple, « l’herbe verte » n’a pas une valeur de vérité, mais « l’herbe est verte » est vrai ou faux. Mais pourquoi l’un ou l’autre ? Rorty discute que la valeur de vérité est créée par un accord entre les gens qui sont concernés avec la phrase en question. La valeur de vérité n’est pas dans le monde, c’est seulement dans le vocabulaire des gens, donc ils ont le contrôle total sur cette valeur[1].

Dans Contingence, ironie, et solidarité (1989), Rorty abandonne la tentative d’expliquer ses théories d’un point de vue analytique, et propose un schéma conceptuel qui puisse remplacer celui des « Platonistes » qu’il rejette. Ce schéma est fondé sur l’idée qu’il n’y a pas de formulation intelligible de la vérité objective, et qu’elle ne doit donc pas être une finalité en elle-même. Rorty soutient qu’en conséquence la philosophie – tout comme l’art et la science – peut et doit être utilisée afin de nous pourvoir de la capacité de nous créer ou recréer. Ce livre est l’occasion pour Rorty d’articuler pour la première fois un idéal politique en accord avec sa philosophie, à savoir celui d’une communauté diverse qui soit unie par son opposition à la cruauté plutôt que par des idées abstraites comme la justice ou l’humanité commune.

Il introduit aussi le terme d’« Ironisme » qu’il utilise pour décrire sa mentalité et sa philosophie.

(source wikipedia)

Rorty parle de son enfance

Publications

* Essais sur Heidegger et autres écrits, Presses Universitaires de France, 1995.
* Contingence, ironie et solidarité, Colin, 1993.
* Objectivisme, relativisme, et vérité, Presses Universitaires France, 1994.
* L’Homme spéculaire, Seuil, 1990.

* (en) Philosophy and the Mirror of Nature, Princeton, Princeton University Press, 1979.
* (en) Consequences of Pragmatism, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1982.
* (en) Philosophy in History, Cambridge: Cambridge University Press, 1985.
* (en) Contingency, Irony, and Solidarity, Cambridge, Cambridge University Press, 1989.
* (en) Objectivity, Relativism and Truth: Philosophical Papers I, Cambridge, Cambridge University Press, 1991.
* (en) Essays on Heidegger and Others: Philosophical Papers II, Cambridge, Cambridge University Press, 1991.
* (en) Achieving Our Country: Leftist Thought in Twentieth Century America, Cambridge, MA, Harvard University Press, 1998.
* (en) Truth and Progress: Philosophical Papers III, Cambridge, Cambridge University Press, 1998.
* (en) Philosophy and Social Hope, New York, Penguin, 2000.
* (en) Against Bosses, Against Oligarchies: A Conversation with Richard Rorty, Chicago, Prickly Paradigm Press, 2002.
* (en) The Future of Religion, with Gianni Vattimo; edited by Santiago Zabala, Columbia, Columbia University Press, 2005.
* (en) Philosophy as Cultural Politics: Philosophical Papers IV, Cambridge, Cambridge University Press, 2007.

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  1. […] philosophique. Il a soutenu un doctorat à l’Université de Princeton, sous la direction de Richard Rorty et de David Lewis. Il est considéré comme l’un des principaux représentants de la […]

  2. […] sur un large spectre de tendances théoriques, allant des déconstructionnistes américains (Richard Rorty et ses élèves David Rosenthal, Laurence BonJour, et Robert Brandom) jusqu’aux travaux […]



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